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Les internautes et la
fracture numérique |
Selon un sondage en date du 20 Avril 2002, effectué
auprès de 1 017 internautes représentatifs de cette population
par la société Panel On the Web, ces derniers
sont une forte majorité à accorder de l’importance aux propositions
des candidats aux élections sur le développement de l’Internet
en France : 18% estiment en effet que ces propositions constituent un thème
de campagne à part entière, et 41% les prennent en compte dans
leur cadre de leur vote aux échéances électorales 2002.
Ce sondage fait suite à une série d’enquête sur la
fracture numérique menée par Panel On the Web pour
le compte du Club. Senat.fr ; cellule de réflexion et de décision
réunissant les acteurs et les penseurs de la nouvelle économie
sous la présidence du Sénat français. L’ensemble
de ces investigations réalisées au cours de l’année
2001-2002 tend à prouver que la communauté des internautes français
est particulièrement sensible au thème de la fracture numérique
: ainsi, 80% d’entre eux considèrent que l’Etat français
a un rôle à jouer pour permettre au plus grand nombre de citoyens
de déposer d’un accès à la Toile, tandis que 73%
estiment que les pouvoirs publics n’interviennent pas suffisamment en
la matière. « En réalité, nous assistons à
une évolution rapide des mentalités, explique Philippe Jourdan,
Pdg de Panel On the Web. Les internautes sont une majorité
à penser que le réseau doit être également accessible
à tous, car il est synonyme d’accès à la connaissance,
au savoir et à l’information. En outre, il offre à tous
de nouvelles opportunités d’épanouissement à la fois
personnel et professionnel », conclu-t-il.
Renforçant ces conclusions, une étude menée dans le cadre
de la fête de l’Internet en collaboration avec parabole Communication
montrait que, de l’avis même d’un salarié sur quatre
connecté à Internet au travail, le média avait favorisé
leur progression de carrière. Comment ? En leur permettant de prendre
un certain ascendant sur leur collègues qui ne maîtrisent pas encore
l’outil. « Il existe donc, dans les entreprises, un risque de fracture
entre deux générations de salariés, renchérit Valérie
Jourdan, en charge des études sociologiques. L’une apte à
intégrer les nouvelles technologies de communication, et l’autre,
plus rétive au changement. »
Quelles sont, dans ce contexte, les priorités assignées aux pouvoirs
publics ? Trois se dégagent : l’éducation et la formation
aux nouvelles technologies, qui suppose un développement des équipements
informatiques dans les collèges, les lycées et les universités
pour 71% des répondants ; le développement des infrastructures,
qui passe par une généralisation de l’accès à
haut débit pour plus de quatre internautes sur 10. Enfin, pour la même
proportion, la lutte contre la cybercriminalité et les fraudes aux moyens
de paiement. Une question de confiance.
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