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L'internaute
français : un personnage multifacette |
E-commerce N°06 - 01/11/2000
Les enquêtes destinées à mieux connaître les internautes
se multiplient. Celle menée par la start-up dédiée aux
études marketing en ligne, Panel
On The Web, apporte à la fois son lot de confirmations,
mais aussi de nouvelles données.
Réalisée de mai à juillet derniers, l'étude de Panel
On The Web (voir encadré) a été menée
auprès de 1 013 internautes. Elle démontre, une nouvelle fois,
la complexité de la population des internautes français, marquée
par une forte hétérogénéité des comportements
selon l'âge, la profession, le lieu de connexion... Cette étude
confirme en premier lieu que, pour beaucoup d'internautes, Internet c'est d'abord
et avant tout l'usage du courrier électronique ; de loin, la première
activité pour toutes les classes d'âge. Une pratique encore accentuée
chez les étudiants et les salariés. Outil d'apprentissage et de
diffusion des connaissances dans les écoles (et spécialement les
"grandes"), Internet devient aussi pour les étudiants un outil
incontournable pour la recherche de stages et d'emplois. L'emploi étant
également un des points d'entrée importants pour les salariés
qui déclarent spontanément, pour près d'un quart d'entre
eux, se connecter aux sites d'emplois depuis leur lieu de travail. Notons, au
passage, que près d'un internaute sur cinq n'a pas connaissance des restrictions
en usage sur son lieu de travail ; des restrictions qui concernent 20 % des
salariés n'ayant pas le droit de se rendre sur tous les sites qu'ils
souhaitent visiter ou de télécharger tous les types de fichiers
ou de programmes.
Une consommation qui grimpe avec l'échelle sociale
Sur le plan de l'âge, les plus faibles consommateurs sont les 15-18 ans,
en raison du retard d'équipement des lycées et collèges,
d'une consommation à domicile sous surveillance, de la faiblesse du taux
de pénétration sur cette tranche... Les 19-30 ans sont qualifiés
d'"Internet Addicted", bénéficiant d'une double, et
parfois triple, connexion. Quant aux plus de 40 ans, si leur durée de
connexion reste proche de la moyenne, ils utilisent Internet plus tôt
dans la journée ; une personne sur trois surfant uniquement entre 6 heures
et 18 heures. Si les hommes se connectent plus fréquemment que les femmes,
ils passent également plus de temps sur Internet (7 heurecontre 5). Ils
se connectent aussi plus tardivement (27 % après 22 h, contre 18 % pour
les femmes). "La grille de tarification de France Télécom,
des horaires décalés et la recherche d'un accès plus fluide
justifient certainement que le surf se prolonge tard dans la nuit. Mais est-ce
la seule raison ?", interroge malicieusement Panel
On The Web. L'enquête a déterminé, par ailleurs,
que les chefs d'entreprise, commerçants et professions libérales
(9 h 25 en moyenne) et les cadres supérieurs (7 h 55) constituaient les
populations se connectant le plus longtemps et ce, par rapport à un temps
moyen de connexion hebdomadaire de 6 h 30. Les cadres moyens, employés
et membres de la fonction publique ne se connectant, quant à eux, que
5 h 20 en moyenne. Enfin, Panel On The Web
a dressé le portait des "cyberacheteurs", internautes en majorité
masculins, plus nombreux que la moyenne à être chefs de famille,
appartenant le plus souvent aux CSP supérieures et avec des revenus et
un taux d'équipement en Hi-Fi, vidéo, électronique de poche
également supérieurs. Surfeurs assidus, ils sont, selon l'institut,
"armés pour faire jouer la concurrence, comparer et acheter en toute
connaissance de cause".
Panel On The Web
Dirigée par trois associés fondateurs (Philipe Jourdan, HEC, ancien
consultant chez GfK - P-dg de la société -, Eric Vanhelleputte,
Supélec, consultant indépendant en systèmes d'informations,
et Valérie Jourdan), Panel On The Web
se positionne comme "la première mégabase de consommateurs,
dédiée aux études de marché ad hoc, entièrement
gérée sur Internet". Son objectif est de se doter de
deux panels permanents de 5 000 personnes chacun : l'un sur les 15-25 ans (La
Balise), l'autre sur les 25 ans et plus (Le Phare). Recrutés en ligne,
les internautes répondent à un premier questionnaire de plus de
200 questions, soit 1 800 critères de qualification (consommation, loisirs
et activités diverses).
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