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Panel
On The Web rémunère le sondé.
Une start-up qui se spécialise dans les études
marketing sur Internet a choisi de rétribuer les sondés
en fonction de ses résultats afin de les fidéliser.
Soucieux de mettre un pied dans le monde féroce des
études marketing en ligne, où se lancent des géants
comme Sofrés Interactive, Panel
On The Web fait preuve d’imagination. Née
en août dernier, cette start-up a entrepris de se constituer une
base de 10.000 internautes qualifiés, susceptibles de répondre
aux questionnaires de ces futurs clients, et pour les dissuader de déserter
le site au moindre sondage fastidieux, ses trois dirigeants ont imaginé
un système de rémunération peu commun. Ils proposent
aux internautes de cumuler, sur une période de cinq ans, des points
dont la valeur est indexée, chaque année sur le résultat
de l’entreprise. A 22 ans, Alexandre PRATLONG s’est laissée
convaincre. « Il faut encourager les initiatives prometteuses.
Ce qui m’intéresse, c’est d’observer l’entreprise
et ses pratiques de marketing évoluer. C’est un apprentissage.
Et si çà peut rapporter, tant mieux ! »,
témoigne cet étudiant à l’Ecole Supérieure
des Affaires de Grenoble.
Les plus frileux peuvent toujours convertir leurs points
en chèques-cadeaux. C’est la solution pour laquelle a opté
Alain SZTERN. « Cinq ans, c’est long ! Et vu
le nombre de start-up qui se cassent la figure, j’ai préféré
des chèques-cadeaux », avoue cet informaticien
aux AGF de 41 ans, qui apprécie de pouvoir donner son avis de consommateur
depuis son ordinateur personnel. Les gains s’échelonnent
de 8 francs pour un questionnaire éclair à 60 francs pour
les formulaires les plus longs.
Rompus aux enquêtes d’opinion grâce à
leur passé de consultants, les fondateurs de Panel
On The Web,
Philippe JOURDAN, Valérie JOURDAN et Eric VANHELLEPUTTE, ont déjà
sélectionné 570 internautes selon 1.800 critères.
« Nous disposons de deux mégabases, une qui regroupe
des populations de 15 à 25 ans et l’autre qui rassemble des
consommateurs âgés de 25 ans et plus » ,
explique Philippe JOURDAN, PDG de la start-up, qui espère ainsi
séduire des clients au sein des entreprises des « clicks »
et du « mortar ». Les fondateurs n’entendent
pas s’arrêter là. Dans un domaine où le Web
ambitionne de remplacer le téléphone, leur projet mobilise
10 personnes et ils envisagent dès le premier trimestre prochain
de lever entre 3 et 6 millions de francs.
LAURANCE N’KAOUA

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