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Comment favoriser
le développement des entreprises de la Net-Economie ? |
Dans un rapport, rendu il y a peu au Premier ministre, Jean-Pierre
Raffarin, le Club Sénat présente ses recommandations pour favoriser
le développement d'entreprises issues de la Net-économie. Sans
surprise.
Dans un rapport
rendu le 10 juillet, le Club Sénat,
association qui rassemble acteurs de la Net-économie, juristes et sénateurs,
a planché sur un arsenal de recommandations pour favoriser le développement
de la Net-économie. Un travail pédagogique censé «
traduire concrètement les problèmes de la Net-économie,
avec déjà 19 amendements, adressés aux ministères
concernés », assure le sénateur Philippe Adnot, à
la tête du groupe de travail. En première ligne, l'incontournable
question des charges sociales, perçues comme un « frein aux entreprises
en développement ». Le rapport préconise une « exonération
des charges sociales limitée dans le temps, et dégressive pour
les 10 premiers emplois créés ». Avec, « dans la foulée
», pour développer le financement en amorçage, une déduction
fiscale de l'Irpp (Impôt sur le revenu des personnes physiques) pour les
investissements directs dans des sociétés respectant certains
critères. Une manière « d'inciter les particuliers fortunés
à investir en France [...] plutôt que de céder à
la tentation de la délocalisation pour des raisons fiscales »,
souligne le rapport. D'autres mesures juridiques, mais aussi fiscales, pourraient
faire du bruit. Avec déjà une recommandation sur la brevetabilité
des logiciels, soit « inscrire la protection par brevet des logiciels
dans le Code de la protection industrielle », ose le rapport.
Regrouper ART, CSA et CNIL ?
Le rapport propose aussi que le GIE Cartes Bancaires (donc les banques) soit
contraint de reconnaître la signature électronique pour certifier
les transactions par carte bancaire via Internet. Ce qui permettrait de relever
le plafond actuel qui est de 762 euros , au-delà duquel une signature
sur papier est obligatoire.Enfin, il prône même « une structure
unique pour la régulation et la surveillance du marché des NTIC
», qui regrouperait le CSA, l'ART et la Cnil. Avec des pouvoirs de sanction
similaires à ceux de la COB, elle pourrait régler les litiges
entre consommateurs et professionnels portant sur un faible montant.
Des liens étroits entre les groupes d'influence et le Club
Sénat
Le Club Sénat, sponsorisé par Microsoft et le cabinet d'audit
Mazars & Guérard, travaille de façon très étroite
avec des organismes professionnels comme le Syntec ou Croissance Plus, une association
forte de 150 entreprises « innovantes », et présidée
par Christian Poyau, PDG de la SSII Micropôle Univers.
Ces derniers font ainsi sentir leur présence dans la rédaction
des recommandations. Sur plusieurs points, le rapport rejoint la position de
Croissance Plus. Notamment à propos de l'élargissement des BSPCE
(Bons de souscription de parts créateur d'entreprise - des stock-options
« à la française ») aux entreprises cotées
depuis plus de dix ans. Ou encore sur le développement de dispositifs
de formation, et sur la défiscalisation de l'ISF (impôt sur la
fortune) investi en capital d'amorçage. Le sénateur Philippe Adnot
admet « avoir fait passer des amendements qui nous ont été
soufflés par ces organismes lors d'auditions. Mais à partir du
moment où ils ont rédigé des "livres blancs",
leurs positions sont forcément prises en compte ».

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