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Magazine n°71 : Les études en ligne face à leur avenir |
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Un an après l’explosion de la bulle internet, où en sont
les études en ligne ?
Après l’engouement aveugle du début, accompagné de
nombreuses erreurs de jeunesse, l’utilisation d’Internet dans les
études s’est faite un temps plus timide pour en arriver à
faire désormais partie de la palette d’outils de collecte de l’information
mise à la disposition des études marketing, au même titre
que le face à face, le téléphone ou le postal. Avec ses
avantages et ses limites. Mais tout n’est pas figé. L’avenir
des études en ligne dépendra aussi de la pénétration
d’Internet.
[…] Suivant l’exemple des maisons mères américaines
– qui ont déjà une bonne expérience des études
en ligne dans un pays où la pénétration d’Internet
est forte (60% des individus contre 30 à 40% en Europe suivant les pays)
– les filiales européennes et surtout françaises se mettent
à leur tour, plus ou moins vite, à l’heure internet. «
Il y a deux ans, tout le monde avait « surpromis » sur le média,
il y a eu des retours de bâton, remarque Valérie Jourdan, directrice
générale de Panel On The Web.
On avait oublié qu’une étude, c’est avant tout une
bonne compréhension de la problématique client et la recherche
de la méthodologie appropriée. Aujourd’hui, la profession
s’est assainie. On sait qu’Internet répond à certaines
problématiques mais pas à toutes. »
[…] Parmi les raisons qui font le succès d’Internet comme
mode de recueil, la réactivité et le coût figurent en tête
de liste. En effet, il suffit d’un jour pour programmer un questionnaire
et de quelques minutes pour le mettre en ligne. Les réponses sont très
rapides : 50% des répondants répondent dans les 24 heures et 80%
dans les 72 heures. Dans certains cas, une étude on line peut être
réalisée en 48 heures. Mais en règle générale,
il est important de prolonger l’interrogation en ligne. « Une proportion
non négligeable d’internautes se connecte sur Internet et ne lit
son courrier électronique qu’une fois par semaine. Ces derniers
risquent de ne répondre que 7 à 10 jours après sa mise
en ligne », souligne Philippe Jourdan, directeur général
de Panel On The Web.
Panel On The Web
7000 internautes français. Projet pour la mise en place prochaine d’une
mégabase de consommateurs dédiée aux études ad hoc
en ligne en Espagne, puis en Allemagne et en Grande Bretagne. Les panélistes,
recrutés off line, signent un contrat d’« engagement »
pour cinq ans.
Comment rédiger son questionnaire en ligne :
La durée du questionnaire ne doit pas excéder 20 minutes en moyenne.
Elle peut être plus longue si l’internaute est un panéliste
répondant depuis un access panel. Dans ce cas, il vaut mieux scinder
le questionnaire en deux sessions. Si l’internaute est interrogé
à partir d’un site, le questionnaire doit être plus court
: pas plus de 5 à 7 minutes soit environ 10 à 15 questions.
Tout dépend de l’intérêt du sujet pour la cible et
des incentives. Ne jamais mentir sur la durée d’un questionnaire.
Annoncer dès le départ les contraintes.
La formulation des questions doit être sans ambiguïté utilisant
un vocabulaire compréhensible par tous. L’architecture du questionnaire
doit être soignée et dynamique.
Le questionnaire CAWI permet de nombreuses possibilités techniques et
graphiques. Bien penser à les utiliser.
Utiliser les ressources de l’imagerie, fixe ou animée, de la vidéo
en streaming. Dans ce cas, bien respecter les temps d’accès et
de téléchargement compatibles avec le plus grand nombre de configurations.
Des indications sur les règles de réponse doivent être proposées
: informations sur le nombre de réponses possibles, mode d’emploi
pour les questions sous forme de tableaux… Le répondant doit, sans
effort visuel, associer les modalités à cocher avec l’item
correspondant. Des traits séparant les lignes des tableaux permettent
de s’en assurer. Les tableaux ne doivent pas proposer trop de ligne et
doivent être visibles en un bloc sur les petits écrans d’ordinateur.
Proposer le moins de réponses obligatoires possibles. En cas de réponse
obligatoire, systématiser les « échappatoires ».
Les questions ouvertes sont non seulement possibles, mais recommandées.
Les réponses sont plus détaillées et plus riches que par
téléphone ou en face à face.
Baliser les questions : refus d’une valeur supérieure à
celle spécifiée (11 pour une note de 0 à 10), refus de
plusieurs réponses si questions à choix simple, contrôle
du nombre de choix possibles, refus de cocher « aucun » dans une
liste si l’on coche également une réponse.
Les messages d’erreurs doivent être écrits de façon
simple et être spécifiques à chaque erreur et restitués
dans leur contexte.
Proposer une rotation aléatoire des items pour les questions basées
sur des listes, ce qui permet de ne favoriser aucune des modalités proposées.
Pensez à mettre en place un système de blocage de la fonction
« back » du navigateur afin d’empêcher le retour sur
les réponses précédemment cochées.
Utiliser des filtres : la question « Nombre d’enfants présents
au foyer » est posée aux personnes ayant déclaré
avoir des enfants…
Les réponses citées dans une question doivent pouvoir être
reprises pour des questions ultérieures.
Maîtriser les durées de mise en ligne (sur la semaine par exemple)
et mettre en place des systèmes d’échantillonnage aléatoire.
Rassurer sur l’anonymat/confidentialité des réponses.
A.M

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