Selon un sondage réalisé par Adecco, 70% des étudiants
ont toujours voulu faire les études qu’ils poursuivent et les ont
choisies seuls, en toute connaissance de cause. Le manque de temps et d’argent
sont, pour sept étudiants sur dix, les principaux obstacles à
la liberté de choix.
Le choix des études apparaît comme un élément fondamental
dans les critères de décision des étudiants qui se sentent
autonomes en la matière.
Seuls 9% des étudiants affirment n’avoir pas voulu suivre la filière
dans laquelle ils sont engagés et l’avoir fait sous l’influence
de leurs proches (parents, famille) ou des circonstances. 21% n’ont rien
à reprocher à la filière qu’ils suivent, mais ne
l’ont pas choisie seuls ou en toute connaissance de cause. C’est
ce que révèle une étude sur le concept de décision,
réalisée auprès des jeunes par Adecco*.
L’amour avant le travail :
Elément positif : les étudiants sont bien dans leur peu et assurent
maîtriser leur destin. Neuf étudiants sur dix considèrent
qu’ils décident de leur vie comme ils l’entendent.
C’est pour leur vie intime et amoureuse qu’ils attachent le plus
d’importance à être décideurs (très important
pour sept étudiants sur dix). Viennent ensuite l’univers du travail
et les amis (très important pour cinq sur dix). En revanche, seuls trois
étudiants sur dix attachent beaucoup d’importance à décider
de leur vie de citoyen.
Une vision raisonnée du monde du travail :
Les étudiants considèrent que l’équilibre entre
vie professionnelle et vie privée est une question de volonté;
« que l’on a le choix » (huit étudiants sur dix). Les
étudiants ont, par ailleurs, un jugement plus tempéré que
les actifs face à ce que pourrait leur imposer leur employeur.
Ainsi, le fait d’avoir des déplacements professionnels fréquents
ne soulève d’opposition que pour deux étudiants sur dix
(contre quatre sur dix pour les actifs). De même pour la mobilité
professionnelle (quatre opposants sur dix, contre six sur dix pour les actifs).
Plus surprenant, les étudiants sont prêts à abandonner leur
choix vestimentaire au profit d’un code vestimentaire imposé par
l’entreprise. Seulement trois opposants sur dix étudiants. Enfin,
la rémunération aux résultats ne trouve opposition que
pour trois étudiants sur dix.
Continuer à progresser et à apprendre :
Pour les étudiants, le principal critère de choix d’un
emploi c’est d’abord le fait de pouvoir continuer à progresser
et apprendre qui motive le choix d’un emploi (38% des réponses).
Faut-il y voir le fait que les étudiants ont du mal à sortir d’une
vision « scolaire » ou qu’ils ont conscience que leurs études
ne seront pas satisfaisantes pour être « bons dans leur job »
?
En deuxième position vient le fait de gagner plus d’argent (27%)
et loin derrière la sécurité de l’emploi (13% des
réponses).
*Etude réalisée du 24 juin au 1er juillet 2002 par Panel
on the Web pour le compte d’Adecco d’un échantillon
représentatif de 1005 internautes de 18 à 35 ans, dont 35% d’étudiants
et 50% de 18-24 ans.
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