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Internet révolutionne le
monde des études d’opinion |
Le nombre d’internautes permet désormais de réaliser
des sondages en ligne quantitatifs et qualitatifs fiables et représentatifs.
Non, tous les sondages sur Internet ne visent pas à savoir qui sera
la prochaine victime du Loft ! « En marge de « La question du
jour » qu’on vous pose sur de nombreux sites et qui n’offrent
aucune représentativité, Internet donne désormais la possibilité
de mener des études sérieuses, avec des avantages considérables
par rapport aux méthodes traditionnelles », explique Jean-Jacques
Strauss, Directeur du département média chez Novatris, un des
acteurs des études en ligne européens. Le premier, c’est
indéniablement le temps de mise en œuvre d’une enquête.
« Nous pouvons interroger un échantillon représentatif
de 1000 personnes et livrer le résultat en sept ou huit jours »,
explique Philippe Jourdan, PDG de Panel
on the Web , un autre intervenant du secteur.
Baisse des coûts. Le second avantage, c’est évidemment le
coût. « Internet nous permet de nous affranchir des coûts
d’administration et de dépouillement, du coup la facture finale
baisse d’environ 30% », estime Hugues Cazenave, président
d’Opinion Way, une société également spécialisée
dans les études en ligne. Enfin, le troisième avantage ce sont
les possibilité multimédias qu’offre le réseau des
réseaux. On peut facilement envoyer une image, un son ou même un
film aux panélistes pour leur demander leur avis, ce qui est évidemment
impossible à faire dans une enquête par téléphone.
Ainsi, « récemment , raconte Pascale Zobec, responsable
des études marketing à La Française des Jeux, nous
avions réalisé six visuels pour un jeu à gratter et nous
ne souhaitions en retenir que deux. Nous les avons soumis par Internet à
un échantillon de panéliste de notre prestataire Opinion Way et
très vite les deux visuels les plus plébiscités se sont
dégagés ». Mais les études en ligne ne servent
pas uniquement à faire du « quanti » comme disent les professionnels,
à savoir à interroger un grand nombre de sondés.
Contre toute attente, les sociétés d’études et leurs
clients utilisent de plus en plus le Web pour réaliser des « focus
group » autrement dit des réunions d’une à deux heures
au cours desquelles chacun donne son avis sur différents thèmes
évoqués par un animateur. « Habituellement, pour organiser
ce genre de réunions, il faut réunir les participants (de huit
à dix personnes) dans un seul lieu, de préférence le soir
si l’on veut des actifs. En outre, on se limite généralement
aux habitants d’une même zone géographique pour éviter
les coûts de transport. Avec Internet, on s’affranchit de presque
toutes ces contraintes. Il suffit de quelques jours pour recruter les futurs
participants, la proximité géographique n’est plus un problème
puisque chacun reste derrière son ordinateur, peu importe s’il
se trouve à Marseille, Lille ou Paris – voire Londres ou Tokyo
! La seule contrainte c’est que tout le monde se connecte en même
temps, à la même heure. » En outre, un autre des gros
avantages des réunions de groupe en ligne, c’est qu’on n’a
plus besoin de se cacher derrière une glace sans teint et d’attendre
la pause pour demander à l’animateur d’approfondir certains
aspects qui ont été évoqués, explique Erik-Marie
Bion, directeur marketing de voyages-sncf.com.
Des ombres au tableau. Le client, en effet, assiste lui-même
à la réunion de son bureau, derrière son écran,
et peut envoyer un message à l’animateur sans que les participants
le voient. Bien sûr, il y a quelques ombres à ce tableau idyllique.
« Ca reste du chat, tempère Jérôme Labbé, directeur
du département TNS Interactive, les gens doivent taper leurs commentaires
et ils se fatiguent vite. Au bout d’une heure, les contributions sont
de plus en plus courtes. » en outre, comme le déplore Erik-Marie
Brion, dans ce genre de téléréunion, on rate tout ce qui
a trait à la communication visuelle ; les énervements, les interactions,
tout ça disparaît… » Au final, ça reste moins
riche qu’un vrai focus group, conclut Jérôme Labbé
de TNS.
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