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Le Club Sénat
se penche sur la Net-Economie. |
"Le Club Sénat se penche sur la Net-Economie.
Allégement des charges sociales, développement du financement
en amorçage, regroupement du CSA, de l’ART et de la Cnil en une
seule instance, etc. : dans le rapport rendu la semaine dernière, le
Club.Sénat décrit un ensemble de propositions pour favoriser le
développement des entreprises de la Net-économie
Après six mois de travail, le sénateur Philippe Adnot a rendu
il y a peu le rapport du Club.Sénat au Premier ministre. Intitulé
« Comment favoriser le développement des entreprises de la Net-économie
? », ce rapport donne un rapide aperçu de la situation des sociétés
françaises positionnées sur ce secteur, avant de préconiser
des mesures pour favoriser leur développement. Celles-ci touchent cinq
thématiques : le marché de la Net-économie, la politique
sociale, les financements, les démarches administratives et les mesures
juridiques et fiscales.
Le groupe de Philippe Adnot s’attaque notamment aux charges sociales,
dont le poids jugé excessif constitue selon lui un frein pour le développement
de l’initiative. C’est pourquoi le rapport propose la mise en place
d’une exonération des charges sociales limitée dans le temps,
et dégressive pour les 10 premiers emplois créés. Pour
« introduire un régime efficace de stock-options », le rapport
propose par ailleurs d’élargir le bénéfice des BSPCE
(Bons de souscription de parts de créateurs d’entreprises) aux
entreprises cotées depuis moins de deux ans, quel que soit leur marché
de cotation, et de rendre éligibles au régime de ces BSPCE les
entreprises issues de l’essaimage.
Le groupe de travail propose également la défiscalisation des
sommes sommes investies en fonds propres, dans une société non
cotée de moins de 10 ans, « en introduisant une réduction
de l’ISF de la moitié de ces sommes sans plafond ».
Pour développer le financement en amorçage, jugé «
insuffisant », le groupe préconise une déduction fiscale
de l’IRPP (Impôt sur le revenu des personnes physiques) pour les
investissements directs dans les entreprises remplissant certains critères
(sociétés créées ou reprises depuis moins de cinq
ans, dont le CA est inférieur à 15 ME, etc.). Objectif de cette
proposition : « inciter les particuliers fortunés à investir
en France sur un secteur clé pour la croissance, plutôt que de
céder à la tentation de la délocalisation pour des raisons
fiscales ». En un mot, aligner la fiscalité des investissements
sur le secteur de la Net-économie sur celle des oeuvres d’art ou
des forêts.
Le groupe de travail propose par ailleurs un assouplissement de la loi sur
les 35 heures. Au programme, le groupe de Philippe Adnot préconise un
assouplissement du régime des heures supplémentaires et de celui
des critères d’assujettissement au forfait-jour.
Le groupe de travail estime par ailleurs nécessaire de soutenir les
entrepreneurs. Pour cela, il propose d’étendre la protection du
statut de salarié à tous les gérants des sociétés
à responsabilité limitée (SARL et EURL), quelle que soit
la part de capital qu’ils détiennent. Cette action permettrait
ainsi à tous de bénéficier de l’assurance-chômage,
de la sécurité sociale, et de la retraite.
Ayant identifié l’insuffisance de la pénétration
de l’équipement informatique, ainsi que le coût trop élevé
d’abonnement et de communication, le groupe de travail demande au gouvernement
d’intervenir pour « faciliter le développement des volumes
de connexion, en favorisant l’accès au haut débit à
des coûts raisonnables pour le plus grand nombre ». Le groupe de
travail demande également à ce que la signature électronique
soit reconnue par le GIE Carte bleue, afin que le plafond de 762 E (au-delà
duquel une signature sur un bon de commande papier est obligatoire) pour les
transactions via Internet.
Le groupe de travail regrette également qu’il n’existe pas
une structure unique en charge de la régulation et de la surveillance
des marchés des NTIC. Il préconise le regroupement, au sein d’une
instance de surveillance et de régulation des marchés liés
aux NTIC, du CSA, de l’ART et la CNIL. « Au-delà de l’adoption
par cette instance d’une position commune sur ses missions principales
de surveillance et de régulation, dans le domaine de compétence
qui sera le sien, elle devra assurer un rôle d’information des entreprises
et des consommateurs, notamment par la création et la gestion d’une
banque d’informations », souligne le groupe de travail. Cette instance
pourrait également être dotée de pouvoirs de sanctions effectifs
pour régler des litiges entre consommateurs et professionnels portant
sur un faible montant.
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